Vous envisagez de créer une société à l'étranger pour optimiser la fiscalité de votre entreprise ? Malte s'impose comme une destination de choix au sein de l'Union européenne, offrant à la fois la sécurité juridique d'un État membre et un environnement économique dynamique. Le cabinet Dr. Werner & Partners, basé à St. Julian’s, accompagne depuis de nombreuses années les entrepreneurs internationaux dans cette démarche. Au fil de nos dossiers, nous constatons que certaines interrogations reviennent systématiquement concernant les obstacles potentiels. En tant qu'experts sur place, nous avons identifié trois points de vigilance cruciaux pour réussir votre implantation.
1. La rigueur administrative et la conformité (Due Diligence)
Contrairement à la création d'entreprise dans certaines juridictions anglo-saxonnes où les formalités sont réduites au strict minimum, la constitution d'une Malta Limited exige une documentation irréprochable. Bien que votre présence physique ne soit pas requise pour l'immatriculation au Registre du Commerce, les autorités maltaises appliquent des normes de conformité strictes.
Les documents requis, tels que les copies certifiées de vos pièces d'identité et les références bancaires (nécessaires pour l'ouverture du compte société), doivent être parfaitement conformes, certifiés selon les standards internationaux et récents. Une préparation minutieuse de ce dossier de « Due Diligence » est indispensable pour éviter tout retard administratif.
2. La substance économique (Etablissement stable)
Pour garantir l'efficacité fiscale de votre structure et son acceptation par les autorités fiscales de votre pays de résidence (que vous soyez en France, en Belgique ou ailleurs), la mise en place d'une véritable substance économique est impérative. Il est essentiel de démontrer que votre société est réellement dirigée et gérée depuis Malte.
Concrètement, cela implique de disposer de bureaux physiques et, dans un délai raisonnable, d'employer du personnel sur place. Une simple adresse de domiciliation ne suffit généralement pas. Heureusement, le coût de la main-d'œuvre et de l'immobilier à Malte reste compétitif par rapport aux standards d'Europe de l'Ouest, ce qui permet de surmonter cet obstacle sans compromettre la rentabilité de votre projet. C'est un détail souvent négligé, mais qui constitue la clé de voûte de votre sécurité juridique.
3. La gestion du remboursement fiscal
Le système fiscal maltais est unique : les sociétés sont soumises à un impôt sur les sociétés de 35 %. Cependant, les actionnaires non-résidents peuvent demander un remboursement de 6/7èmes de cet impôt après distribution des dividendes.
Attention toutefois : si ce remboursement est versé directement à un actionnaire personne physique résidant dans un pays à forte fiscalité, ce montant sera généralement considéré comme un revenu imposable dans son pays de résidence. Pour optimiser ce flux, il est souvent judicieux de mettre en place une structure de Holding. Dans ce cas, le remboursement fiscal est versé à la société mère (la Holding), ce qui permet de différer l'imposition personnelle ou de bénéficier de régimes fiscaux avantageux.
Enfin, selon la nature de votre activité, d'autres démarches peuvent être nécessaires, notamment si votre secteur exige une licence spécifique (comme pour les jeux en ligne ou les services financiers). Pour une analyse détaillée de votre situation et pour naviguer sereinement à travers ces étapes, n'hésitez pas à nous contacter.




